Les vertus insoupçonnées de la sieste

Les vertus insoupçonnées de la sieste

Faire une sieste est bénéfique pour votre cerveau et votre mémoire.

La sieste n’a pas toujours eu une bonne réputation. Elle a été souvent considérée et l’est encore comme le propre des personnes âgées, raplapla, fatiguées. Or, il est désormais scientifiquement reconnu que « Faire la sieste » de l’après-midi est excellent pour notre forme physique et pour nos ressources cérébrales. Il faut néanmoins respecter quelques règles.

Une étude de la NASA a conclu, il y a quelques années, qu’une sieste de 30 à 45 minutes en cours de journée accroissait les facultés cognitives de 40%. Des études sur un millier de personnes a révélé que ceux qui effectuaient une pause sous forme de sieste dans la journée obtenaient de meilleurs résultats à des tests de performances cognitives que ceux qui n’en
faisaient pas. La différence est particulièrement significative sur les capacités d’apprentissage et de mémorisation.

La durée de la sieste doit être courte

La sieste ne doit pas dépasser 45 minutes pour être bénéfique (Résultats d’étude conduite par des étudiants en biologie de l’Université de Berkeley).
La durée idéale semble se situer entre 15 et 35 minutes au maximum. C’est le temps nécessaire pour que l’organisme récupère, se détende et offre ainsi au cerveau un repos reconstituant. En particulier, le sommeil pendant de courtes périodes élimine la fatigue nerveuse occasionnée par des moments de grande concentration.

En conclusion, faites la sieste, régulièrement ou occasionnellement, de préférence à heure fixe, en veillant à ne pas dépasser trois quarts d’heure.

Mémoire au quotidien

Mémoire au quotidien

homme mémoire au quotidien

Repassez en détail ce que vous avez fait la veille

La mémoire au quotidien, c’est notre mémoire appliquée aux affaires courantes, celles qui vont nous accaparer pendant la journée qui commence.

Pour réussir sa journée,

  • Il faut avoir en tête les obligations courantes qui nous attendent : courses à faire, tâches quotidiennes récurrentes, action spécifique propre à ce jour la semaine.
  • Il faut avoir aussi en tête les actions de préparation relatives à des obligations concernant les jours suivants : Préparation de la réception d’invités programmée quelques jours après, vérification d’un équipement nécessaire à une activité, sportive ou autre, prévue dans la semaine, etc.
  • Il faut aussi avoir en tête les sujets et les obligations qui nous engagent à la suite des événements qui ont marqué notre journée de la veille.

Beaucoup de personnes nomment cette mémoire « mémoire immédiate », mais cette appellation est erronée.

 

La mémoire immédiate

La mémoire immédiate, c’est très court. C’est ce dont on se souvient pendant une durée de 30 secondes à 2 minutes. Ainsi par exemple, au cours d’une conversation avec un ami, vous pouvez répéter en principe la phrase de votre interlocuteur immédiatement après qu’il l’a prononcée, en supposant que vous soyez attentif à ce qu’il vous dit. Mais trois minutes après, vous seriez dans la plupart des cas incapable de restituer l’exactitude de ladite phrase au mot près. Vous pourriez en revanche en restituer l’idée. La mémoire immédiate, c’est également à titre d’exemple le numéro de téléphone que l’on vient de vous indiquer oralement et que vous vous répétez mentalement le temps de le composer sur votre mobile, après quoi il s’envolera très vraisemblablement de votre tête.

 

La mémoire au quotidien

La mémoire au quotidien, c’est la mémoire appliquée à nos affaires courantes. Pour fixer les idées, dans la pratique c’est la mémoire qui s’étend sur une échelle de temps de 1 heure à 1 semaine.

C’est par exemple se rappeler, 1 heure après, l’information que vous a dite le gardien de votre immeuble ou un voisin ou voisine de votre logement comme, par exemple : « Le contrôle des canalisations d’eau par la société Plouf aura lieu vendredi prochain entre 8 heures et 15 heures. Pensez à être là pendant le contrôle ou tout au moins veillez à ce qu’il y ait quelqu’un chez vous. »

Mais c’est également se rappeler l’invitation de samedi prochain à 18h30 pour le pot organisé par l’un de vos amis à l’occasion de son départ pour 3 mois dans une région lointaine, pot auquel vous souhaitez assister et pour lequel vous avez prévu d’apporter un petit cadeau à cet ami, encore faut-il que vous ne l’oubliiez pas.

Avoir une bonne mémoire au quotidien, c’est être en prise mentale avec votre environnement immédiat, avec vos affaires, l’art étant de tout avoir en tête sans en être pour autant stressé ou tout au moins désagréablement préoccupé.

 

Passer en revue ce que l’on a fait la veille

Pour cela, un exercice est particulièrement recommandé. Cet exercice est connu depuis des siècles. Il était pratiqué il y a plus de 2 000 ans, en Grèce et en Inde. Il s’agit chaque jour, le matin de préférence, de repasser mentalement ce que l’on a fait la veille.

Pythagore, philosophe grec né vers 580 av J-C, fondateur de l’école de Crotone, célèbre entre autres par son célèbre théorème, recommande dans ce que l’on appelle « les vers d’or » de Pythagore, de repasser chaque soir le détail de sa journée sous forme d’un examen de conscience. Sous cet angle, il s’agissait d’une recommandation morale. Mais certains disciples de la philosophie pythagoricienne ont laissé entendre que cette pratique était en même temps un exercice de mémoire. Cette idée de pratique dans un but de fortification de la mémoire fut reprise par l’orateur romain Cicéron.

Que le but de cette pratique soit d’entraîner la mémoire est contesté par d’autres qui n’y voient qu’un examen de conscience. Il n’est pas question ici de trancher sur le sujet. Toutefois, voici un extrait des écrits de Diodore de Sicile (Historien né en Sicile vers 90 av JC.) qui évoque l’entraînement de la mémoire :

« Les pythagoriciens exerçaient leur mémoire avec le plus grand soin, et voici comment ils s’y prenaient. Ils ne sortaient jamais du lit sans avoir repassé dans leur esprit tout ce qu’ils avaient fait la veille, du matin au soir. S’il leur arrivait d’avoir plus de loisir que d’habitude, ils poussaient cet examen commémoratif jusqu’au troisième et quatrième jour précédent, et même au-delà. Ils considéraient cet exercice comme très propre à fortifier la mémoire et à pourvoir l’esprit de beaucoup de connaissances. »

Mais voici une description plus développée extraite de « La vie de Pythagore » par Jamblique (philosophe néoplatonicien – né vers 250, mort vers 330) :

« Un pythagoricien, dit-il, ne sortait jamais de son lit avant d’avoir repassé dans son esprit tout ce qu’il avait fait la veille. Voici comment il faisait cette récapitulation. Il tâchait de ressaisir d’abord ce que dans sa maison il avait dit, ce qu’il avait entendu, ce qu’il avait ordonné à ses gens en premier, en second, en troisième lieu. Même méthode pour ce qu’il se proposait de faire. Puis, pensant à ce qu’il avait fait hors de sa maison, il se rappelait quelles personnes il avait rencontrées, quelle avait été la première, la seconde, la troisième, quels discours il avait échangés avec celuici, celui-là, ce troisième, et ainsi de suite. Il s’efforçait ainsi de se remettre en mémoire tout ce qui s’était passé dans toute la journée, en observant bien l’ordre et la succession des faits et des discours. Si le matin il avait un peu plus de loisir, il poussait cet examen jusqu’au troisième jour. Les pythagoriciens tâchaient d’exercer ainsi leur mémoire, pensant que pour acquérir la science, la prudence et une complète expérience, il n’est rien de tel que la fermeté des souvenirs. »

 

Passer en revue ce que l’on a fait et ce que l’on a à faire

En conclusion, que la prescription pythagoricienne eût été un examen moral et uniquement un examen moral ou qu’elle eût inclus également le but de fortifier sa mémoire pour être en prise avec ses actions passées et ses actions à faire, nous ne retenons ici que l’aspect mémoire. Nous pointons l’attention en premier lieu sur le fait que cet exercice ne se limite pas au jour de la veille, mais peut remonter aux jours précédents, en second lieu sur le fait qu’il se projette sur ce que l’on a à faire, donc sur notre engagement dans le futur, même s’il s’agit d’un futur immédiat. Nous pouvons donc nous inspirer pleinement de cet exercice. Dans le programme ‘Mémoire Tonique’, les participants sont parfois invités à restituer autant qu’ils le peuvent leurs réminiscences sur les sept jours précédents.

Voici 18 conseils pour l’été

Voici 18 conseils pour l’été

Votre mémoire aime la diversité !

Plus vos activités sont multiples, plus les gens que vous rencontrez sont différents, plus vos centres d’intérêt sont variés et mieux votre mémoire se porte et plus elle renforce ses performances.

L’été est une période propice pour passer en revue tout ce que l’on peut envisager de faire pour conserver une bonne forme cérébrale et une belle mémoire tout en y associant le plaisir de vivre.

1- Bougez !

Un peu d’activité physique, c’est bon pour la mémoire. Selon le lieu où vous êtes, selon vos possibilités, faites une ou des activités qui sollicitent votre corps. Marchez, nagez, faites du vélo ! Offrez-vous un loisir à votre portée auquel vous ne songez pas par routine : un tour de bateau ou de canoë si vous êtes à la mer ou proche d’un lac. Une randonnée en montagne, une excursion en forêt ; si vous êtes en ville, une promenade tôt le matin dans un quartier sympathique ou pittoresque quand personne n’est encore levé.

2- Découvrez une nouvelle discipline

Essayez-vous au tai-chi, une gymnastique énergisante qui développe la souplesse et favorise l’éveil mental ou au qi-gong, autre gymnastique traditionnelle d’origine chinoise associée à une science de la respiration fondée sur la maîtrise du souffle. Le qi-gong associe mouvements lents, exercices respiratoires et concentration*.

*Il y a des points communs avec les exercices de respiration et de concentration des programmes mémoire Mens Sana.

3 – Promenez-vous, visitez !

Offrez-vous des promenades fréquentes ou des visites d’expositions. Une promenade sollicite votre corps en même temps qu’elle libère votre esprit. Pensez aussi à visiter ou simplement voir des lieux ou des bâtiments qui sont près de chez vous, que vous n’avez jamais vus et auxquels, par routine, vous ne pensez plus. Emmanuel Kant, le philosophe, se levait chaque jour à 5 heures du matin, travaillait jusqu’au début de l’après midi et faisait à 3 heures et demi de l’après-midi sa promenade quotidienne. On dit qu’il ne la négligea que deux fois dans sa vie.

4 – Regardez !

Sachez regarder ! Regarder fait partie des promenades et des visites, certes ! Mais « Regarder », c’est aussi une attitude permanente qui exprime notre curiosité ainsi que notre attention et notre intérêt pour les autres. Une telle attitude qui procure un plaisir quand l’observation de ce qui nous entoure nous étonne est aussi très bénéfique pour la mémoire.

« Le sage est celui qui a conservé la capacité à s’étonner. » – Proverbe chinois

5 – Dessinez et peignez !

Si vous en avez le goût et possédez quelques dispositions, dessinez et peignez ! il est banal de dire que la connaissance de la technique, la maîtrise du trait et des couleurs, l’inspiration créatrice et l’habileté à transposer en réalisation cette inspiration créatrice emplissent le cerveau d’une richesse mentale tout à fait épanouissante tout en procurant un plaisir immense à l’artiste, qu’il soit amateur ou expérimenté.

6 – Respirez, méditez, libérez votre esprit !

Le matin, étirez votre corps (Faites l’étoile !) respirez, soit selon votre propre rythme si vous pratiquez habituellement des exercices de respirations, soit, si ce n’est pas le cas, respirez comme suit : inspirez amplement en emplissant bien vos poumons, puis expirez plus longuement que vous n’avez inspiré. Pendant cet exercice, ne pensez à rien ou fixez-vous sur une image ou une évocation qui vous est agréable. Faites ainsi une dizaine de cycles.

**** Lire dans notre blog l’article intitulé « Cinq conseils pour une mémoire au top »

7 – Lisez !

Lisez ! Lisez ce qui vous fait envie, soit une nouveauté dans le genre qui vous plait ou, pourquoi pas, attaquez-vous à la lecture d’un livre laissé en attente que vous vous promettez de lire depuis longtemps, mais qui, par abandon, prend la poussière depuis un certain temps sans oublier également les journaux et les revues. (Lire dans notre blog l’article intitulé « J’oublie ce que je lis »)

Voici pour l’occasion une liste de huit livres récents que nous vous recommandons :

  • La Révolte – Clara Dupont-Monod – Stock 2018

La révolte d’Aliénor d’Aquitaine contre son mari Henri Plantagenêt vu par Richard Cœur de Lion

  • La goûteuse d’Hitler – Rosella Postorino – Albin Michel 2019

Berlin, 1943. Rosa Sauer, opposante, est chargée de goûter 2 fois par jour les repas d’Hitler

  • La croisière Charnwood – Robert Goddard – Sonatine 2018

Polar à l’atmosphère très british qui commence par un banal roman sentimental doublé d’une intrigue policière
dans lequel s’imbriquent la petite et la grande histoire en 1931.

  • Le dernier bain – Gwenaële Robert – Lafont 2018

Un roman historique autour des derniers jours de Marat

  • Le collier rouge – Jean-Christophe Ruffin – Gallimard Collection blanche – 2014

Roman qui met en scène un paysan lettré, héros mais révolutionnaire, un chien, une enquête et un amour … Un roman court et fort, qui dénonce avec intelligence la brutalité de la guerre et explore les paradoxes du cœur humain.

  • Changer l’eau des fleurs – Valérie Perrin – Albin Michel 2018

Histoire aussi poétique qu’hilarante : un cimetière au fond de la Bourgogne, sur place, Violette Toussaint tient une loge où les gens de passage et les amis viennent raconter leurs petits secrets.

  • Pourquoi tu danses quand tu marches ? – Abdouramane A. Waberi – Lattès 2019

Une histoire vraie, narrée sur le mode humoristique. Une petite fille demande à son père pourquoi il donne
l’impression de danser en marchant. Boiteux, il raconte ce qui est arrivé à sa jambe.

  • La mort de Mrs Westaway – Ruth Ware – Fleuve noir 2019

Mrs Westaway, cartomancienne endettée, reçoit l’annonce d’un héritage pour lequel il ne peut à l’évidence n’y
avoir qu’une erreur de bénéficiaire. Elle décide de se faire passer pour cette dernière.

8 – Soyez curieuse et curieux de tout !

Plus nos centres d’intérêt sont variés, plus votre mémoire en profite. Si l’on ne peut s’intéresser à tout, il est bon de s’intéresser à quelques sujets. En sélectionnant nos références d’information, on trouve des sources riches et passionnantes : musique, philo, sciences, histoire, divertissement de qualité, théâtre, interviews soignées et bien conduites… Il existe d’excellentes radios à thèmes, des documentaires de qualité sur certaines chaines de télévision, des retransmissions de spectacles musicaux ou théâtraux. Nous n’y pensons pas toujours et nous nous laissons conduire par le fil routinier des chaines ou stations sur lesquelles nous sommes habituellement branchés.

9 – Jouez ou rejouez d’un instrument de musique

Si la pratique d’un instrument de musique vous est familière, ne la négligez pas. Si la pratique d’un instrument de musique est un projet laissé de côté et plus ou moins oublié, osez-vous y lancer. Et si vous avez pratiqué un instrument de musique il y a longtemps, vous devez vous y remettre.

10 – Apprenez une langue ou perfectionnez-vous dans une langue déjà pratiquée !

Vous aviez formulé le projet d’apprendre telle langue en vue d’un voyage ou pour l’intérêt porté au pays où elle est parlée. Lancez-vous ! il existe aujourd’hui des méthodes efficaces et d’abord facile.

11-Jardinez !

De plus en plus recommandé : jardinez si vous disposez d’un jardin ! Cette activité apporte des bienfaits reconnus alliant le contact avec la végétation et la découverte de ses multiples aspects, ainsi que la respiration, la détente et la sérénité et… la satisfaction des résultats… quand les résultats sont bons.

12 – Ecrivez !

Ecrivez et formez un projet d’écriture. Choisissez un thème : soit issu de vos souvenirs, soit issu de votre imagination. Etablissez un plan… et lancez-vous ! Lancez-vous dans la rédaction d’un récit, que vous l’envisagiez pour vous même ou pour le faire lire à d’autres. Pourquoi un projet d’écriture est-il bénéfique ? Vous éveillez votre mémoire, que ce soit en plongeant dans vos souvenirs ou en concevant une œuvre d’imagination ; vous vous astreignez à la maîtrise du phrasé de l’écriture, vous stimulez votre mémoire du vocabulaire ; vous construisez quelque chose, ce qui est agréable ou même jubilatoire.

13 – Jouez !

Selon votre goût et si vous aimez jouer et seulement si vous aimer jouer, retrouvez vos amis pour une partie de belote, d’échecs, de scrabble ou de bridge ou de tout autre jeu. Jouer est une activité sympathique qui stimule les facultés cérébrales et de mémoire.

14 – Ecoutez de la musique !

Passez une soirée, seul(e) ou avec votre conjoint, à écouter de la musique ! Cela parait banal, mais point du tout. Nos habitudes routinières nous conduisent à ne pas décider une soirée spéciale pour soi consacrée à l’écoute de la musique. Or, nous disposons de multiples accès à la musique et ce, sous toutes ses formes, via You tube ou autres sources. Vous pouvez décider une soirée consacrée à une œuvre particulière, ou à un artiste particulier, ou encore à un genre musical spécifique. Mais voici un mode sympathique et convivial pour une soirée musicale que nous vous proposons : vous vous branchez sur une source musicale particulière et la règle du jeu est la suivante : Chaque participant sélectionne à son tour une chanson ou un air qu’il affectionne et qu’il fait écouter aux autres. Puis un autre participant sélectionne un autre air de son choix et ainsi de suite. Nous pouvons vous garantir que la soirée s’anime d’elle-même pour le bonheur de chacun. Autre suggestion : seule ou seul et après avoir sélectionné une chanson que vous aimez, laissez votre source musicale poursuivre d’elle-même. Celle-ci va enchaîner sur d’autres airs selon son auto-programmation automatique. Vous découvrirez assurément des trésors musicaux que vous ignorez.

15 – Détachez-vous des écrans de télévision et des écrans en général

Si les écrans ont leur utilité, qu’ils soient de télévision ou autres, nous savons tous que l’abus de leur consommation nuit à notre liberté et fertilité d’esprit.

16- Faites votre programme

Tout ce qui vient d’être évoqué n’a d’autre but que de vous inviter à faire votre programme, c’est-à-dire à décider ce qui pourrait s’inscrire dans votre mode de vie et vous apporter plaisir et enrichissement. Cela suppose aussi que vous décidiez, car il s’agit bien d’une décision à prendre, de vous tenir à la discipline de faire et de persévérer dans la pratique de vos choix. Tom Peter, consultant en management, déclarait récemment : « L’excellence, c’est dans cinq minutes ou c’est jamais. »

17 – Sachez ne rien faire

Sachez ne rien faire quand vous avez envie de ne rien faire. Faites de votre quotidien un quotidien d’agrément. Soyez actif dans la conduite de votre vie, mais pas activiste.

18 – Pensez à ce que vous voulez faire

Pensez à tout ce que vous voulez faire. Mais ce que l’on voudrait faire, c’est peut-être ce à quoi nous avons oublié de penser depuis un peu trop longtemps.

La mémoire et les intelligences multiples

La mémoire et les intelligences multiples

entet intel

La mémoire et les intelligences multiples

Pendant des décennies, on a évalué l’intelligence par ce que l’on a appelé le quotient intellectuel, le QI. L’origine de la mesure de l’intelligence revient au pédagogue et psychologue français Alfred Binet et à son collaborateur Théodore Simon, en 1905. Le principe de mesure de l’intelligence s’est depuis développé internationalement. Mais en fait, le QI ne mesure que certaines expressions de l’intelligence, expressions essentiellement de logique et de compréhension cartésienne.

Je me suis souvent demandé si le fait de faire état de sa « note » de QI, quand celle-ci est élevée, était véritablement une marque d’intelligence. En 1983, Howard Gardner présente dans son ouvrage « Frame of mind » la théorie des intelligences multiples. Le développement de sa théorie aboutit à ce jour à l’identification de huit formes d’intelligences et même d’une neuvième forme.

8_intelligences

L’intelligence linguistique ou verbale

C’est l’aptitude à utiliser le langage pour comprendre les autres et pour exprimer ce que l’on pense. C’est également l’intelligence des sons. Les personnes qui possèdent une intelligence linguistique ou verbale peuvent avoir davantage de facilité à entendre et mémoriser les mots que de visualiser les images et le retenir.

Ce n’est pas un hasard si l’une des 12 clés d’activation de la mémoire, bases des programmes mémoire Mens-Sana, est la « Fluence verbale », c’est-à-dire l’aisance avec laquelle on s’exprime et l’aisance avec laquelle on trouve ses mots. L’intelligence verbale est indispensable pour les avocats, les journalistes, les poètes, les écrivains, les politiques, les enseignants, les publicitaires et tous ceux qui doivent s’exprimer dans leur activité et trouver parfois le mot juste pour exprimer une idée, expliquer ou résoudre un problème.

* lire l’anecdote entre Picasso et André Malraux en fin d’article.

 

L’intelligence logico-mathématique

C’est l’aptitude à calculer, à mesurer, à raisonner de façon cartésienne. L’intelligence logicomathématique fait appel à la logique, l’analyse, l’observation, la capacité à résoudre des problèmes, la compréhension des causes et des conséquences, la manipulation des nombres, le sens des mathématiques. Elle inclue également une forme de l’intuition**, c’est-à-dire la capacité à imaginer des théories ou des solutions avant qu’elles ne soient démontrées.

L’intelligence logico-mathématique est le propre des chercheurs en sciences, en médecine, en informatique, des joueurs d’échecs et de bridge.

** Lire sur le blog notre article intitulé « L’intuition »

 

L’intelligence visuelle-spatiale

C’est la capacité spécifique à se représenter spatialement le monde en images mentales en trois dimensions. Elle ouvre un champ créatif de multiples possibilités comme imaginer l’agencement d’un vêtement, les formes d’un meuble, la création d’œuvres d’art, en sculpture par exemple, bref, de penser en images. Les capacités de repérage des Amérindiens dans leurs déplacements en forêt ou des navigateurs originaires des îles du Pacifique qui naviguent sans instruments sont des exemples frappants d’expression de l’intelligence visuelle-spatiale.

L’intelligence visuelle-spatiale est le propre des créateurs de mode, des peintres, architectes, photographes, metteurs en scène. Les exercices de concentration des programmes Mens Sana incluent de nombreuses phases faisant appel aux capacités visuelles-spatiales.

 

L’intelligence intra-personnelle

C’est l’aptitude à se former une représentation de soi précise et fidèle et de l’utiliser efficacement dans la vie. C’est la capacité à faire de l’introspection, à revenir à l’intérieur de soi, à identifier ses sentiments, à décrypter ses pensées, ses comportements et ses émotions. L’intelligence intra-personnelle permet de se comprendre soi-même, d’apprécier ses capacités, de connaître ses limites, d’identifier ses désirs. Elle s’ouvre sur la connaissance de soi et l’amélioration de soi. Elle est liée à l’intelligence interpersonnelle qui, elle, s’ouvre sur la compréhension des autres. Tout être est concerné ou devrait l’être par l’intelligence intrapersonnelle, mais le sont plus particulièrement dans leurs domaines d’activité les psychologues, les médiateurs, les écrivains, les comédiens, les philosophes, les traducteurs.

*** Lire aussi sur le blog notre article intitulé « Notre identité, c’est notre mémoire »

 

L’intelligence interpersonnelle

C’est l’aptitude d’agir et de réagir avec les autres de façon adaptée. Elle génère l’empathie, la coopération, la tolérance. Elle comprend les différences de caractères. Elle permet de deviner les intentions de quelqu’un sans que celle-ci soient explicites. Elle résout les problèmes interrelationnels.

L’intelligence interpersonnelle est indispensable pour tout dirigeant dans un système ou une organisation hiérarchisée.

 

L’intelligence corporelle-kinesthésique

C’est l’aptitude d’utiliser son corps pour exprimer une idée ou accomplir une activité physique. L’intelligence kinesthésique est la capacité d’utiliser son corps ou une partie de son corps pour communiquer ou s’exprimer soit dans la vie quotidienne, soit dans un contexte artistique. C’est encore le talent pour réaliser des tâches faisant appel à la motricité fine. C’est également les dispositions, la maîtrise gestuelle pour faire des exercices physiques ou pratiquer des sports. L’intelligence corporelle kinesthésique est indispensable aux athlètes, comédiens, danseurs, chirurgiens, bijoutiers.

 

L’intelligence musicale-rythmique

C’est l’aptitude à penser en rythme et en mélodie. L’intelligence musicale, c’est aussi la capacité de reconnaître des modèles musicaux, de les mémoriser, de les interpréter, d’en créer, d’être sensible à la musicalité des mots et des phrases. Cette forme d’intelligence est l’apanage des musiciens, danseurs, compositeurs, mais aussi des comédiens, des dramaturges, des poètes, des orateurs.

 

L’intelligence naturaliste

Cette aptitude se manifeste par une sensibilité en phase avec la nature, une compréhension et une capacité de décryptage de l’environnement. Elle se traduit par une capacité à vivre en harmonie avec la nature et dans la nature, en en comprenant par avance les lois. L’intelligence naturaliste est une sorte d’osmose avec la nature. Ceux qui développent cette forme d’intelligence sont d’abord les peuples qui vivent immergés dans la nature, puis ceux qui sont en contact fréquents avec la nature comme les chasseurs, les pêcheurs, les agriculteurs, les botanistes, les écologistes authentiques.

Cette forme d’intelligence ne fait pas l’unanimité des spécialistes.

Or, au moment où cet article est rédigé, les préoccupations sur les relations de l’homme avec la nature et les inquiétudes sur les conséquences de ces relations sur l’avenir de la planète révéleront peut-être si l’intelligence naturaliste-écologiste est véritablement une forme d’intelligence ou si c’est une forme d’intelligence sporadique dépendant de la situation relative du contact « Homme et Nature ».

 

L’intelligence existentielle ou spirituelle

C’est l’aptitude à se questionner sur le sens et l’origine des choses. Elle se traduit par un questionnement sur le rapport de soi avec le Cosmos, la Création et tous les sujets attachés à ce questionnement. Faut-il considérer cette forme d’intelligence comme une forme à part entière ? Howard Gardner se pose la question. Il considère cette forme d’intelligence plutôt comme une potentialité qui, partant de soi, aborde notre situation en rapport avec la condition humaine, le sens de la vie et de la mort, le sens d’une œuvre artistique ou l’impact d’une découverte scientifique.

 

Arrivés à ce point, nous pourrions nous arrêter un peu et réfléchir aux composantes qui constituent notre personnalité, notre sensibilité, nos savoir-faire, nos modes d’expression, nos formes multiples d’intelligence. Or, comme nous l’avons déjà signalé dans plusieurs articles, la mémoire est un moteur de notre intelligence ou plutôt nos mémoires sont des moteurs de notre intelligence. Nous disposons donc de différentes formes de mémoire qui constituent les sources qui irriguent et nourrissent nos différentes intelligences. Une fois encore, préserver et développer sa mémoire sont bien plus que simplement se rappeler les choses au sens premier du terme. C’est en réalité entretenir la source de vie de notre activité cérébrale.

 

*Bonus :
Une anecdote entre Picasso et André Malraux qui allie intelligence linguistique et intelligence interpersonnelle.

André Malraux, ministre de la Culture, organisa au Grand Palais une fameuse exposition Picasso. Ayant fait demander à Picasso l’orientation que celui-ci souhaitait donner à l’exposition, il ne reçut pas de réponse. L’exposition se fit. Malraux reçut alors un mot de Picasso ainsi formulé : « Est-ce que vous croyez que je suis mort ? » On imagine le sens de ce commentaire cinglant, laissant entendre que l’exposition avait été organisée comme on l’eût fait pour un artiste anciennement disparu, qu’elle était sans vie ni rythme, etc.

Comment répondre à une telle invective ? Utiliser la logique formelle, c’est entrer dans le jeu complexe de la justification et des méandres sans fin de l’argumentation et en même temps se placer soit dans la position inconfortable d’un justifiant, soit dans la position agressive d’un contre-attaquant démontant la critique adressée, avec pertinence peut-être, mais en créant de l’irritation certainement.

Cette analyse succincte met en avant que l’important ici n’est pas d’avoir raison, mais de préserver la qualité de la relation. La logique relationnelle prévaut sur la logique rationnelle.

Malraux trouve une réponse remarquable : « Est-ce que vous croyez que je suis ministre ? » Réponse remarquable en effet parce qu’elle change le plan de l’argumentation en se situant sur le plan relationnel, en y ajoutant humour, finesse et intelligence qui ne peuvent qu’avoir été appréciées par le destinataire.

 

Retrouver le nom d’une personne

Retrouver le nom d’une personne

Il nous arrive à tous de ne pas retrouver le nom d’une célébrité ou même d’une personne de notre entourage, parfois très proche de nous.
Nous savons que nous la connaissons très bien et nous savons que nous connaissons très bien son nom et son prénom. Mais malgré nos efforts, cela ne revient pas.

Voici un processus mental qui facilitera la restitution du nom.

Se concentrer sur la personne

Repasser tout ce qui nous revient
en mémoire de la personne

Visualiser toutes les associations
attachées à la personne

Se concentrer à nouveau sur la personne

Retrouver le nom ou laisser mûrir

Se concentrer sur la personne

Dans un 1 er temps, concentrez-vous mentalement sur la personne. Déployez intérieurement votre énergie de concentration uniquement dans la recherche du nom et du prénom.

Repasser tout ce qui nous revient en mémoire de la personne

Dans un 2 ème temps, repassez tout ce qu’il vous revient en mémoire de la personne. La manière dont elle s’habille, sa voix, tous les souvenirs que vous avez de ce que vous avez fait avec elle, de ce qu’elle a dit, des moments partagés avec elle. En effectuant cela, vous donnez de la densité à votre évocation mentale autant que vous le pouvez.

Visualiser toutes les associations attachées à la personne

Dans un 3 ème temps, visualisez toutes les associations qui vous viennent spontanément à l’esprit à l’évocation de cette personne, même si elles n’ont aucun rapport avec la personne.

Se concentrer à nouveau sur la personne

Dans un 4 ème temps, re-concentrez-vous intensément sur la personne comme vous l’aviez fait dans le 2 ème temps

Retrouver le nom ou laisser mûrir

Soit vous retrouvez le nom et le prénom recherchés et c’est réussi, soit vous restez sans réponse dans votre recherche. Dans ce cas, détendez-vous et laissez mûrir. Vous le savez, le nom et le prénom reviendront ultérieurement, 5 minutes après, 1 heure après, 1 jour ou même plusieurs jours après. Nous vous conseillons de faire cet effort de recherche, bien qu’il puisse ne pas être couronné de succès immédiatement, parce que, en effectuant ce processus, vous mettez en route et stimulez le processus inconscient et mystérieux de votre cerveau qui le fait rechercher le nom et le prénom concernés, recherche qui aboutit au surgissement ultérieur de ce nom et de ce prénom.

Remarque :
Ne pas retrouver un nom ou un prénom est agaçant, voire gênant. Toutefois, nous devrions être admiratifs sur le fonctionnement de notre cerveau. Nous questionnons en fait notre mémoire, nous ne trouvons pas l’élément recherché, mais alors que nous abandonnons notre recherche consciente, notre cerveau, lui, continue inconsciemment cette recherche, à notre insu, et nous surprend par le jaillissement à n’importe quel moment de l’information recherchée.